Actions quotidiennes : consommer le poing levé! #2

Un peu de retard mes amis, rien de grave, beaucoup de réflexions ces derniers temps. Et une grande question qui n’a que peu tardée… Que m’a t-il pris? Que m’a t-il pris de vouloir traiter un sujet si complexe que celui du consumérisme. Si large, si rapidement. Que m’a t-il pris de vouloir traiter un tel sujet en faisant abstractions de tout les atomes annexes matérialisant cette molécule qu’est l’économie?

Il n’y à pas de marche à suivre, il y’en a de nombreuses, importantes autant les unes que les autres. Autant que celà soit le cas pour l’homme en société, l’union fait la force. Et unir tout le meilleur du meilleur des alternatives, c’est complètement kamikaze. “Marginal” à souhait, croquant d’activisme, explosivement légal, et carrément détonnant, à raison d’enroler suffisamment de monde dans ce combat.  Il est temps, Bio, Locaux, Vegan, Végétarien, Flexi, et tous autres farfelus de marcher ensemble, encore plus nombreux, encore plus fort!

Je m’apprête à écrire ce que beaucoup savent déjà,  ce que beaucoup acquiescent déjà. Soyez patient, suivez moi jusqu’au bout, je ne veux pas qu’enfoncer les portes ouvertes! Je veux participer avec vous, et communier, partager vos savoirs, vos idées, vos implications, vos armes! C’est parti!

4. Locavorisme.
4.1 C’est quoi?
Il aura fallu attendre 2005 pour entendre pour la première fois le mot Locavore, avec en idée, consommer des produits dans un rayon de 160 km. De 2005 à aujourd’hui, la norme autour de ce mot à évolué, 100, 160, 150, 250 km… On y aura tout vu, du bon, comme du mauvais. Ethymologiquement parlant, ce mot ne parle  que de “local”, ce qui en soit, n’a rien de spécifiquement révolutionnaire en terme de restructuration environnementale ou comportementale. Local, n’empêche pas tout ce qui peut poser problème dans notre mode consommatoire actuel. C’est pour cela que le mouvement locavore, appelle à la consommation de produits de saison, issue de petites structures.

4.2 Pas suffisant.
Comme tout mode, il ne se suffit pas à lui même pour avoir un impact conséquent. La mention locale peut apparaître sur beaucoup de produits, sans que ceux-ci  ne soient purement locaux.  Il peut posséder de nombreuses failles, et n’est pas exempté de la noirceur du marketing. On notera les produits fabriqués avec des ingrédients qui ne seront jamais locaux. Comme les sucres en règle générale : sucre de canne, sirop d’agave et j’en passe. Les épices, les additifs, et tout autre lots de substances pouvant entrer dans la fabrication d’un produit. Suffit qu’on vienne nous proposer une confiture, avec du sucre , de la vanille, sans compter le packaging, et tout est faussé. Le tout non bio, et c’est le pompon assuré.

D’ailleurs, on en parlera un peu plus loin, quand nous attaquerons le chapitre DIY, mais acheter de la confiture, peut largement rentrer dans la palette du superflu. À moins que celle-ci ne soit fabriquée pour éviter le gaspillage, et qu’elle soit donc dans le concept du disponible.

Autre point noir, le local peut poser un énorme souci environnemental si sa distribution n’est pas réfléchie. Un point de vente regroupe une gamme plus ou moins large de produits, à proximité de la population, qui n’a pas à faire de nombreux déplacements, à de nombreux endroits plus ou moins éloignés. Consommer local, et bio, OUI. Sans le paradoxe de devoir faire des centaines de kilomètres multiplié par le nombre de consommateurs. Qui a dit que le sujet était facile à appréhender? 😉

4.3 L’intérêt.

L’intérêt du consommer local, est justement de pouvoir consommer ce qui est produit dans un rayon proche. De la matière première au produit fini. En favorisant les petites structures, en favorisant le bio, et en réfléchissant à sa consommation, équilibrée, assainit, épurée. Si nos dernières générations ont perdu l’art de savourer, il est pourtant d’un grand intérêt pour nous tous. Il y a tant de chemins à prendre pour construire un modèle consommatoire percutant, que nous pouvons facilement nous égarer, et nous fatiguer. Mais dompter la machine par l’expérience, ne peut que nous amener vers un combat sain, avec des répercutions évidentes, à conditions de choisir les bons virages.

Le “local” est une arme à fourrer dans son sac de randonnée, à côté de tous les points positifs des autres lames de la consommation.  Soutenir les artisans locaux peux favoriser la diversité agricole. Et nous en avons grand besoin.

4.4 Conclusion.

Comme tous les autres points, seul, nous ne valons rien. Cependant, bien combiné, le local est une des bases solides d’un modèle de consommation actif. Prochain round, l’agriculture biologique, qui à mon sens, rentre dans le trio de tête des actions primordiales, avec justement le locavorisme. Faites l’expérience! Recherchez les produits bio locaux, dans vos secteurs. Combien de produits trouverez-vous avec des tarifs juste, mais avec un produit qualitativement supérieur à ce qu’on trouve en masse, habituellement. Ne pas forcément dépenser plus, pour un produit de meilleur qualité, avec une éthique environnementale forte, et un rendu économique plus percutant? What else?

Actions quotidiennes : consommer le poing levé ! #1

1.Présentation.
Pour commencer, bonjour à tous, aux passants, aux intéressés, aux curieux, et à ceux qui sont prêt à suivre l’avancée. Je me présente rapidement, Guillaume, alias Côte, 29 ans et boucher depuis plus de 10 ans. Intéressé depuis plusieurs années par l’agriculture biologique, le local, et la réflexion sur la consommation. Principalement sur les impacts environnementaux et économiques de notre alimentation, mais aussi des répercussions qu’une réflexion commune peut engendrer.

Élevé en plein air, dans un milieu agricole de petite structure, sous le logo AB, ma vie à basculé quand j’ai du pénétrer dans la vie extérieure. Pousser les portes des grandes industries pour y voir tout l’enfer que ce monde cache à son consommateur. Mes premières années professionnelles m’ont poussées à fuir un système qui ne me correspondait pas, un monde dont je ne voulais plus entendre parler. Un monde que je ne cautionne pas, ou les responsables ne sont pas que ceux qui tirent les ficelles, mais également, à part égale, ceux qui soutiennent en consommant. Que faire pour empêcher un système de croître ? Arrêter de le nourrir !

2.Projet et déroulement.
Le projet, ici, est de parler de l’importance de ses choix de consommation. Les impacts, les risques, les bénéfices etc… La première étape, sera de présenter point après point, à raison d’une publication par semaine, toutes les alternatives possible. Définir, analyser, et comparer les points forts et point faible de chaque structure, en passant autant par les modes agricoles qu’alimentaire.

Une fois les fiches terminées, à raison d’une publication/semaine, on devrait pouvoir rentrer dans le vif du sujet courant Janvier. A ce moment là, mon but est de parler du consumérisme, en combinant toutes les alternatives possible afin de définir ce que pourraient être les solutions. Pour cela, j’envisage des rubriques interviews, avec des acteurs du « consommer local », des artisans, commerçants, et cie… Et également, des possibilités de débats organisés sur plate-forme tel Framapad, afin d’échanger, d’apprendre, et d’avancer ensemble.

3.Consumérisme.
Consumérisme : “Mouvement visant à donner aux consommateurs un rôle actif au niveau économique et social.” (Source : www.larousse.fr)
Loin de n’être qu’un simple mouvement, le consumérisme peut être une clé dans l’expression des convictions de chacun. Pour ma part, je me concentrerai ici sur les répercutions possibles concernant l’économie, l’écologie, et donc, sur l’impact politique. Loin de n’être qu’une lubie, une mode, chaque façon de consommer est une voix directe et quotidienne, sans passer par les circuits habituels, ne faisant pas leurs preuves. A double tranchants, si sa définition enjolive son action citoyenne, il est aussi responsable de ce que nous vivons aujourd’hui. Un chaos écologique, et économique. Pour la simplette raison du manque de conscience collective. Chaque euro dépensé est une voix, pour soutenir ses convictions, ou pour remplir les poches des malfrats…Qui investissent sans remords dans une propagande effrénée et déloyale. Quand on nous vend des produits miraculeux, si beaux, dans un packaging doré, vantant mille et une vertus inexistantes, juste pour tromper, en court-circuitant tout ce qui dort près de chez nous. Prêt à tout pour couper les lampadaires nous éclairant les bons chemins à suivre…

Le consumérisme est là, une action, mais également des questions, débats, échanges, permettant la solidarité entre ceux qui refusent le mensonge des dirigeants économiques.

Si l’argent est synonyme de pouvoir, il est alors temps de comprendre, que le pouvoir appartient  au peuple, et que nos riches industries capitalistes, le sont par notre choix quotidien.