Japanese style et petit écran

“Eh dis-donc toi, tu ne devais pas poster un article dans la journée de vendredi ? On est samedi là !” Et oui ! Un jour de retard pour cause de grasse matinée, création d’un site vitrine en vitesse pour dépanner une amie et sortie musicale de nuit. On reprend donc le voyage au Japon sur les chapeaux d’roues ou plutôt sur les rails puisque à peine remis des 14 heures d’avion et sortis de l’aéroport, il nous a fallu faire encore 1 heure de train pour arriver à destination.


Notre train super clean !
Deuxième impression après le calme remarquable du personnel de Narita airport, le train est on n’peut plus propre. Je me souviens avoir pensé et répété en continu “c’est un truc de ouf”. Il n’y a pas beaucoup de voyageurs, l’ambiance est paisible et tout me paraît fou, surtout les sièges. C’est ça qui est formidable au Japon, la plus futile des choses peut-être incroyable ! Dans ce train et apparemment dans plusieurs autres, les sièges peuvent pivoter pour former un carré de quatre avec les deux sièges précédents. Je n’ai pas pu filmer mais j’ai trouvé une vieille vidéo pour vous montrer l’astuce.

Sur la photo, on voit que le train est très spacieux. On peut largement mettre une valise aux pieds, les genoux sont loin de toucher le siège d’en face et les coudes ne sont pas collés au voisin, même qu’on pouvait semi-allonger son siège sans gêner le voyageur de derrière. Les portes entre les wagons sont vitrées opaques, automatiques et silencieuses, nul besoin de toucher une poignée pour qu’elles s’ouvrent. Je ne sais pas s’il existe une 1ère et 2nde classe par contre. Si c’est le cas, la 1ère doit être spectaculaire ! Le tarif est un peu élevé mais c’est le cas pour tous les transports au Japon. Nous avons payé environ 9€ pour 40 min et 60 km. Édit : 40€ le trajet par personne ! Arrivée à Minami Senju, le quartier où l’on dormira les 10 jours. La gare est petite mais elle dessert quand-même les lignes de train et de métro. On file vers le New Koyo (notre hôtel) et je constate à quel point la propreté est toujours surprenante. Aucun papier, aucun mégot, aucune déjection d’animaux, du bitume tellement soigné que les marquages au sol donnent l’impression d’avoir été refaits la veille.  Le quartier est à la fois immense et cosy : entre les grandes avenues et les carrefours gigantesques, les rues sont toutes petites. Chaque trottoir, non, CHAQUE trottoir est agrémenté de plantes, c’est un pur bonheur pour les yeux et on se sent en sécurité, d’ailleurs on ne se pose même pas la question si on l’est ou pas. Notre hôtel est le moins cher de Tokyo, on paye la chambre environ 20€ par personne et par nuit, ce qui est très raisonnable à comparer avec les tarifs de l’hôtellerie japonaise. L’accueil se veut très souriant mais j’ai du mal à comprendre l’anglais de la gérante (je m’y suis faite que les derniers jours) , on se sent à l’aise même si je reste un peu gênée, ce qui n’est pas le cas du Chéri, ouf, sauvée ^_^ Petite visite pour découvrir l’établissement : il y a pas mal de chambres, elles sont très petites mais c’est bien suffisant pour juste y dormir, une cuisine par étage qui comprend un micro-onde, un frigo, un peu de vaisselle et une machine à thé/café, des lavabos en commun directement dans les couloirs, des sanitaires hommes / femme / mixtes, deux fabuleuses douches (jamais on a fait la queue et c’était tout le temps propre) et un espace douche+bain en commun que je n’ai pas testé car je n’avais pas envie de tester cette tradition en compagnie de personnes venant d’ailleurs que du Japon :]
On est enfin dans la chambre louée. Elle est minuscule et je ne pense pas que vous appelleriez ça une chambre car elle doit mesurer 3 mètres cube ha ha. On a un futon (trop cool), une tv, un casier, deux fenêtres et… une paire de Crocs immenses pour marcher dans l’hôtel. J’ai adoré ce principe ! Il fait toujours aussi chaud mais pas le temps de traînasser alors sur un fond tv de série américaine “Les experts” en japonais, on prend quelques dizaines de minutes pour se remettre d’aplomb et on file pour le centre Tokyoïte. Sur la route, sans mentir, tous les 20 mètres il y a un distributeur de boissons qui coûtent chacune entre 70 et 90ct d’euros la bouteille/canette de café, c’est carrément génial et rapidement j’ai ma préférence pour le thé glacé framboise/pêche ♥. Passage au konbini pour se restaurer (ou 7eleven “Seven eleven”, un magasin d’alimentation ouvert 24h/24 7j/7), Chéri opte pour un sandwich qui est une sorte de cordon bleu entre deux tranches de pain ha ha et moi je choisis un pot de pastèque en morceaux + un rouleau de makis qui sera ma première expérience nippone. En effet, vu l’aspect, je pensais que j’avais juste à l’ouvrir et le déguster mais en réalité, j’avais à le préparer ha ha. Donc petit arrêt accroupie en plein milieu du trottoir pour reconstruire le maki en deux minutes et découvrir le goût fantastique de la feuille de nori crue et croustillante. Rien qu’à y repenser, j’en ai l’eau à la bouche !!!
Maki en kit mon pêché mignon 
En chemin, je découvre des paysages magnifiques, des petits temples, des bonsaïs de 2m de hauteur voire plus, les tenues des écoliers, j’en prends plein les mirettes alors qu’on est là que depuis quelques heures. La balade se poursuit toute la journée et s’entrecoupe de trajets en métro où je m’endors véritablement. J’essaie de fixer le Chéri pour ne pas sombrer mais je sens les paupières aussi lourdes que des altères de 100kg et je lutte horriblement en faisant des micro-sursauts de réveil toutes les minutes. Il faut savoir que là bas, les transports sont ultra calmes aussi, il y a quelques conversations ci et là mais la plupart des gens ont les yeux soit rivés sur le téléphone, soit fermés avec la tête tombante sur l’épaule du voisin, parfois la situation devient comique. Sinon Tokyo c’est grand démesuré (33 millions d’habitants et 250km de long) donc on se met rapidement à chercher une librairie qui vendrait un atlas des rues, le Saint Graal. Clairement, on peut faire sans mais avec c’est s’autoriser une plus grande liberté et facilité de mobilité. Bien évidemment, on ne trouve pas ce super plan que le Chéri avait acquis autrefois et trouvé en moins de deux lors de son précédent séjour alors on en profite pour continuer la balade en même temps que l’exploration libraire. La faim nous rappelle à l’ordre et on décide de manger sur le pouce dans un minuscule restaurant. C’est une autre chose fabuleuse que je découvre totalement : on peut manger partout, tout ce qu’on veut et quasiment à n’importe quelle heure, c’est le bonheur ultime pour mes papilles ♥. Ne connaissant rien aux plats, je laisse mon guide privé choisir pour nous et ce sont des Takoyakis que nous commandons. Ok, ça a l’air parfait mais qu’est-ce c’est ? En fait ce sont des boules de pâte semblable à de la pâte à crêpe très épaisse et fondante et contenant un morceau de poulpe. Du poulpe. Mince je déteste ça T_T. C’est pas grave, la pâte est délicieuse alors je me permets, à l’aide des baguettes, de disséquer la boule pour ôter le poulpe ce qui fait beaucoup rire les japonaises d’à côté. La sauce d’accompagnement est super bonne, une sorte de sauce soja sucrée caramélisée et le tube de mayonnaise est pourvu d’un embout à six trous permettant de tracer des lignes, ha ha, c’est génial !

Prochain épisode : Japanese frenchies et le livre perdu.
Épisodes précédents dans l’ordre de parution : Ikuzo ! – Ani-mots – Paris > Narita airport

Voilà c’est tout pour l’instant. J’espère que l’histoire vous plait car il y en a pour un moment, surtout que j’ai beaucoup de difficultés à résumer. Remarquez, vous aimez peut-être ça, les détails ? :]

Changement radical de sujet pour vous parler du petit écran puisque j’avais dans l’idée de présenter les films/séries/animes que j’ai vu récemment et c’est d’ailleurs ce que je vais faire tout de suite, c’est parti !

I – Laisse-moi entrer. Souvent, pendant que je travaille sur le pc, je me laisse tenter par un film en fond. Vu que je ne le regarde pas attentivement, j’évite de mettre le pur film de l’année où j’ai besoin de concentration donc je choisis un scénario pas trop compliqué sans pour autant que ce soit un navet. Mais parfois, il y a d’agréables surprises et Laisse-moi entrer est l’une d’elles. L’histoire raconte la relation étrange entre un jeune garçon non populaire martyrisé par les gamins de l’école et une adolescente super mystérieuse qui devient sa voisine. Sans chercher la perfection, c’est un film visuellement beau et malgré ce qu’en dit la fiche AlloCiné dont je vous déconseille de lire le synopsis à moins de vouloir être spoilé, n’est pas une fiction d’épouvante. Les contrastes sont présents aussi bien dans la réalisation que dans la narration et on se laisse volontiers avoir de la compassion pour les deux personnages principaux. Bref, je n’en dis pas plus car je pense qu’il est préférable de se laisser surprendre par l’intrigue. Une sorte de surprise pour l’esprit qui n’est pas sans déplaire. Ce film est une adaptation américaine du film Suédois “Morse”.

II – Monster. Attention ce film est sûrement mieux à voir en VO, la VF transformant l’histoire en fiction du samedi après-midi. Autre surprise avec une Christina Ricci des plus réservées et une Charlize Theron méconnaissable. Basée sur des faits réels, l’histoire se concentre sur une prostituée n’ayant plus aucun but, errant quotidiennement sans savoir de quoi le lendemain sera fait et bien loin de ses rêves d’enfant. Un jour, pensant qu’il serait son dernier, elle fait la rencontre d’une jeune femme un peu farouche et en tombe amoureuse. Étant sans argent mais voulant du plus profond de son coeur préserver son amour, elle décide de continuer à se prostituer jusqu’à ce qu’elle tombe sur un client qui l’agresse sauvagement et le tue pour se défendre. C’est le début de la descente aux enfers et de la naissance d’un monstre.
Honnêtement, je ne dirai pas que c’est le film du siècle mais comme ça, à voir dans l’après-midi, ça passe très bien. Les thèmes rencontrés sont la prostitution, l’homosexualité et ses nombreux tabous et le meurtre. Charlize Theron joue la redneck à merveille. Par son caractère fort et contrasté avec les difficultés de la vie, son personnage peut attirant nous touche en plein coeur, c’est limite s’il nous donne pas la larme à l’oeil (enfin pour moi en tous cas) quant à Christina Ricci, elle assume très bien son rôle de fille fragile un peu perdue.

III – Hierro. J’aime beaucoup les films suspense/thriller espagnols, je trouve que ces derniers sont particulièrement forts pour nous faire frissonner sans pour autant nous coller la trouille à ne plus décoller du canapé. J’avais adoré “Les yeux de Julia”, “L’orphelinat” et “Mamá” et m’attendais, pour Hierro, à retrouver la même atmosphère de tension mais ce n’était pas vraiment ça et j’ai plutôt trouvé que c’était un film artistique. Ce thriller psychologique mêlant le fantastique et l’irrationnel fait partie de ce genre de films qu’on adore ou déteste sans entre-deux possible. Dans les deux cas, l’obligation est de suivre attentivement l’histoire sous peine de ne rien comprendre. Ainsi, le récit nous emmène dans les tourments et l’aquaphobie d’une mère qui perd son enfant, en rencontre d’autres, se noie dans ses rêves et croise la vie de gens dérangeants. Visuellement c’est très réussi, les couleurs sont profondes et les paysages intenses, la bande son est en accord avec la tonalité visuelle. Si vous aimez les ambiances troublantes, ne pas avoir toutes les réponses à vos questions et être surpris, ce film et pour vous, les autres passez votre chemin…

Avez-vous vu ces films ? Êtes-vous tenté ?

Les meilleures choses ont une fin.

Il y a encore tant de sujets que j’aimerais partager avec vous ! Graphisme, art, polémiques, politique, travail pro, émerveillement, émotions… je ne sais pas encore comment je vais réussir à traiter tous ces sujets. Pourtant j’écris deux fois par semaine, ce qui est déjà pas mal vu le temps que cela prend. Il faut aussi que Monsieur Lui rédige ses propres articles, ça promet un blog bien complet !
Bon week-end à tous, profitez bien des derniers jours ensoleillés ☼

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Marlène
Créatrice du blog dans sa version 1.0, j'étais partie dans l'idée de m'exprimer quotidiennement sur divers sujets en plus de mon activité d'infographiste créatrice de bonne humeur chez Mon Agence. Puis j'ai découvert Framasphère (un pod de Diaspora*), framasoft, le monde libre et le milieu associatif alors j'ai souhaité faire de ces pages un lieu collectif 2.0 où plusieurs auteurs développent leurs propres thématiques et expériences avec les internautes.
3 commentaires Ajoutez les votres
  1. 20€ la nuit ? C’est pas cher du tout oO Même pour une toute petite chambre, c’est pas cher ! Un hôtel c’est fait que pour dormir de toute façon, pas besoin d’espace … ça fait envie

    Et puis 9€ les 60 bornes, c’est pas super cher non plus x) un aller LH – Rouen, c’est 15€ pour 80 bornes environ … Désolé de parler que d’argent, mais touuut le reste (sauf la bouffe en ce qui me concerne x) ) donne presque envie d’y vivre 😀

    1. Hello Clem !

      Il n’y a pas de mal à parler d’argent ^^ En fait, j’ai un doute pour le prix du billet de train… je ne sais plus quelle ligne on a pris exactement, je redemanderai ! Concernant le prix de la chambre c’est 20€ par personne donc ça fait quand-même 40€/nuit les trois mètres cube ^^ À priori, l’hôtellerie est hors de prix à Tokyo, rien qu’une chambre en capsule-hôtel coûte entre 20 et 40€. Mais tout est tellement accessible financièrement que le coût de l’hébergement ou du transport parait fou pour le coup car il dévore une bonne partie du budget. Remarque, quand tu vois les tarifs de nos hôtels français, de l’alimentation et du transport comme tu dis… C’est sûr qu’ils sont mieux lotis que nous ! Je ferai un topo sur les repas japonais :]

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